La civilisation Aztèque

fév 16, 2012 Aucun commentaire par

La société aztèque était très hiérarchisée, et l’économie de l’empire était fondée sur la production agricole et les impôts qui enrichissaient chaque année la maison du Tlatoani, le puissant souverain aztèque. Les impôts extérieurs étaient très opulents et étaient gagnés grace à l’expansion militaire et à la conquête des autres peuples. Les impôts intérieurs, au contraire, étaient payés par la population, c’est-à-dire les Macehualtin, qui représentaient la classe agricole de la société.

Habits

Les vêtements des Macehualtin étaient très simples: les hommes portaient un pagne – maxtlatl – et un manteau de fibres d’agave noué sur l’épaule – tilmantli – tandis que les femmes portaient une longue robe – cueitl – et une blouse, le huipil.

Lieu de vie

Le paysan appartenait à un quartier, appelé calpulli, et il avait le droit de cultiver un petit terrain où il pouvait construire sa maison. Les fils étaient éduqués dans l’école du quartier, le telpochcalli, où les garçons apprenaient à utiliser les armes et les filles apprenaient l’art du tissage et de la broderie.

Coutumes et vie

Le Macehualli prenait part avec sa famille aux cérémonies religieuses du quartier et de la ville, et participait aux tradictions et rites qui avaient lieu à l’occasion des fêtes mensuelles du calendrier solaire. Il pouvait aussi bénéficier de la distribution des denrées alimentaires et des vêtements organisée par le pouvoir public.
Il avait des devoirs très lourds, car le service militaire imposait aux citoyens d’être prêts à prendre les armes pour suivre les armées du souverain.
Il était également convoqué pour réaliser les travaux publics, comme par exemple la construction ou l’entretien des rues et des ponts, et l’édification des temples.
En outre, s’il commettait une action criminelle très grave, il pouvait être chassé de son peuple.

Toute la population savait travailler la pierre, construire une maison ou tresser les nattes. Evidemment il y avait aussi des spécialisations : les artisans, comme par exemple les menuisiers, les tailleurs de pierres, les maçons, les potiers ou les fabricants de nattes qui vivaient dans des quartiers séparés. Chaque catégorie d’artisans avaient des règles et des divinités spécifiques. Les travailleurs de l’obisidienne, du sel et du papier s’adressaient à une élite sociale, tandis que les orfèvres, les plumassiers, les sculpteurs et les peintres trouvaient leur place dans les maisons des nobles et du Tlatoani.

Macehualtin qui travaillent. Culture du maïs et conservation des récoltes. 
Codex Florentinus, Tome I, pl. 315 r-v. Biblioteca Medicea Laurenziana, Firenze.

 

Les femmes ne pouvaient pas accéder aux pouvoirs publics : la cuisine et le tissage étaient les activités feminines principales, mais elles allaient très souvent au marché pour acheter tortillas, fruits et poterie, et pour troquer les produits de la terre, le maïs, les légumes etc… 
Les herboristes et les sages-femmes, par contre, avaient une certaine liberté; très appréciées pour leurs connaissances, elles jouaient un rôle très important dans certaines cérémonies religieuses.

Ce qui sans doute caractérisait cette classe sociale était la possibilité, donnée aux paysans, de s’élever au dessus de leur niveau pour accéder aux richesses et aux honneurs des classes sociales privilégiées, grâce, par exemple, aux mérites qu’ils pouvaient obtenir sur le champ de bataille. Ainsi, les Macehualtin aspiraient à la carrière militaire, tandis que la carrière ecclésiastique était très limitée et presque fermée pour les hommes du peuple.

En tout cas il faut souligner que par rapport aux premières années de l’ascension sociale des Aztèques, juste après leur arrivée dans la Vallée de Mexico au XIVème siècle, la société avait beaucoup changée, car la structure sociale était très rigide et les rôles des acteurs sociaux toujours plus définis.

 
Jeune homme. 1500 environ. Pierre, 80x28x19 cm. 
Mexico, Museo Nacional de Antropología, INAH. 
Il s’agit du portrait d’un homme du peuple, 
représenté les pieds nus et habillé 
avec un pagne car l’utilisation des sandales 
et bijoux de pierres précieuses était interdit.

Bibliographie :

  • Benavente, Fray Toribio de [Motolinia], 1971, Memoriales o Libro de las Cosas de la Nueva España y de los naturales de ella, Mexico, Unam.
  • Clendinnen I., 1999, Gli Aztechi. Una interpretazione, Milano, Gruppo Editoriale Armenia.
  • Matos Moctezuma E., 1989, Aztechi, Milano, Jaca Book.
  • Sahagún B., 1989, Historia general de las cosas de Nueva España, 2 vol, México, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes y Editorial Patria.
  • Soustelle J., 1997, Vita quotidiana degli Aztechi, Piacenza, EST.
  • Tesori degli Aztechi 2004, I tesori degli Aztechi, Catalogue de l’exposition, ed. F. S. OLGUÍN, Milano, Electa.

Article rédigé par Citlalhuicatl

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