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Défendit les droits des indiens
Né en 1474 et mort en 1566 Courte biographie : Don Francisco est le père du moine dominicain Bartolomé de Las Casas. Il fit des études de théologie et de droit à Salamanque en Espagne puis partit avec Christophe Colomb à bord du Santa María. Là, il séjourna à partir de 1512 dans les colonies espagnoles d’Amérique centrale puis partit en 1512 pour Cuba. Rapidement conscient de l’injustice et de la cruauté des Espagnols envers les Indiens, il prit à partir de 1514 la défense des droits des Indiens. Le Grand Inquisiteur lui conféra même le titre de Defensor Universal de los Indios. Lors d’audiences auprès de Ferdinand V et de Charles Quint, il exposa ses propositions pour améliorer le sort des Indiens, mais proposa également l’idée de faire venir des esclaves d’Afrique, soit disant plus solides physiquement que les Indiens.
S’apercevant en 1523 que ses efforts étaient vains, il se retira pour 10 ans dans le cloître dominicain d’Historia de las Indias. En 1539, il fut contraint de retourner en Espagne après avoir poussé des soldats espagnols à la désertification. Pendant ces 4 années en Europe, il rédigea son oeuvre la plus célèbre, Brevsima relación de la destruccíon de las Indias occidentales (compte-rendu de la dévastation des territoires indiens occidentaux).Ainsi, en 1542, il obtint de Charles Quint la promulgation de nouvelles lois destinées à garantir une protection aux Indiens. Mais ces lois furent abolies en 1545.
Las Casas fut ensuite nommé évêque du Chiapas au Mexique où il s’attira l’hostilité des colons. Il comparut une nouvelle fois en Espagne et quitta le Mexique en 1547. Il exposa ses idées dans la célèbre thèse soutenue à Valladolid en 1550 et mourut en 1566 à Madrid.
Encore aujourd’hui, bien que l’emplacement de sa tombe est inconnu, il est toujours vénéré en Amérique centrale.
Bartolomé de Las Casas fut l’un des premiers à reconnaître la valeur des civilisations indiennes. Il se livra à de nombreuses études et grâce à lui, nous connaissons l’existence des carnets de bords de Christophe Colomb qu’il gardait dans ces archives.
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