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La restauration
de la République (1867 - 1876)
La République est à nouveau proclamée en 1867, avec à
sa tête Juárez. Celui-ci place au
premier plan la relance de l'économie, la réorganisation du système scolaire
et essaye de maintenir le système des ejidos, propriétés communes des
Indiens, bien qu'il soit en contradiction avec les lois de la réforme.
Porfiriat (1876 -
1911)
Après
la mort de Juárez en 1872, les libéraux
luttent pour le pouvoir et c'est Porfirio
Diáz qui le prend en 1876. Cette période, le Porfiriat, porte
le nom du président qui exerce un pouvoir autocratique. C'est la plus longue
période de paix que le Mexique connaîtra, et c'est aussi une grande période
de modernisation (apport de capitaux étrangers, progression des entreprises,
construction de lignes de chemin de fer, installation de réseaux de téléphone
et de télégraphe, creusement de nouvelles mines).
Dans les années 1880, Manuel González, soutenu par Diáz, est élu comme nouveau
chef de l'Etat. Afin de pouvoir faire face convenablement aux créances extérieures,
Gonzáles diminue les revenus des fonctionnaires. Ceci ne fait qu'augmenter la
corruption et une hostilité du peuple. En 1884, Diáz est réélu. Mais seule la
partie supérieure de la société participe à la croissance du pays. Seulement
un petit nombre de personnes possède les terres et la plupart des industries
et des mines n'appartient pas à des Mexicains.
En 1910, Francisco I.Madero, jeune propriétaire terrien idéaliste, s'oppose
à la 7ème réélection de Diáz. Constatant la fraude électorale, il déclenche
un soulèvement national qui pousse Diáz à démissionner et qui mourra en 1915,
en exil à Paris.
La révolution mexicaine
(1910 - 1920)
Pour les historiens, le Mexique est en révolution permanente
de 1910 à nos jours. Cette période de 1910 à 1920 est une phase destructive
où mourront un million de Mexicains.
Madero est élu président en 1911 mais il ne peut répondre à la fois au désir
de réforme et de démocratisation du peuple et satisfaire les conservateurs qui
préfèrent la stabilité autocratique de Diáz. Il est renversé au cours d'un soulèvement
mené par le général Victoriano Huerta et assassiné en 1913. Ce dernier installe
une dictature et laisse se déclencher une guerre civile.
Emiliano Zapata lance une nouvelle
rébellion défendant la cause des paysans ayant perdu leurs terres au profit
des plantations sucrières. Il s'allie ensuite au grand chef révolutionnaire
Pancho Villa qui avait levé une
arme redoutable dans le Chihuahua au Nord du Mexique.
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Pancho Villa et Emiliano Zapata
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En
juillet 1914, Huerta fuit sous la pression de ses nombreux opposants. Avec sa
fuite, l'armée est anéantie. Venustiano Carranza prend alors le pouvoir. Villa
et Zapata supportent mal ce nouveau
chef autoritaire et continuent leur lutte. Mais en 1915, Villa
est battu lors de la bataille de Celaya et est considéré comme un hors la
loi.
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Emiliano Zapata
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Cette bataille est la bataille la plus meurtrière du Mexique.
Zapata et d'autres continuèrent
la lutte, mais le parti de Carranza, vainqueur, adopte en 1917 une nouvelle
constitution révolutionnaire, Zapata
combattra jusqu'à son assassinat en 1919 et Pancho
Villa mourra en 1923. La nouvelle constitution de 1917 s'appuie
sur celle de 1857. Elle abolit notamment le système des haciendas, déclarant
propriété du peuple mexicain toutes les richesses du sol. Elle prévoit aussi
des dispositions pour la protection des ouvriers et limite le mandat présidentiel
à une période non renouvelable de 4 ans. Cependant, au lendemain de la révolution,
le Mexique est épuisé : la population a diminué d'un million (morts ou immigrés),
le peso s'est effondré et les infrastructures sont
en ruines. L'opposition se renforce et Carranza est assassiné le 20 avril 1920.
Alvaro Obrégón, le général en chef de Carranza qui a écrasé Pancho
Villa, prend le pouvoir.
Persistance de
la révolution (1921 - 1933)
Les chefs révolutionnaires qui se succédèrent pendant
cette période tentent de faire triompher la révolution en revenant aux principaux
objectifs de l'ancienne constitution : distribution des terres, développement
du système éducatif, limitation du pouvoir clérical…
Entre 1921 et 1924, les mouvements syndicaux s'organisent, la construction des
écoles continue. Un nouveau style de peinture révolutionnaire naît, représenté
par des artistes tels que Diego Rivera
ou José Clemente Orozco.

Célèbre mural de Diego Rivera,
au palais présidentiel à Mexico
José Vasconselos, importante personnalité du gouvernement, tente
un soulèvement qui sera étouffé avec le soutien des Etats-Unis.
Le nouveau président Plutarco Elías poursuit d'une manière autocratique les
réformes engagées par Obregón. Une guerre sanglante avec l'Eglise à Cristero
(1926 - 1929) condamnera pour quelques années toute vie religieuse à la clandestinité.
La révision de la constitution passe le mandat présidentiel de 4 à 6 ans et
permet de le renouveler. Obrégón se fait alors réélire à la place de Vasconselos,
mais il sera assassiné très peu de temps après en 1928.
Pour répondre à la crise, Calles forme le Partido Nacional Revolucionario
(PNR), 1ère version du parti qui gouvernera le Mexique jusque dans les années
2000, sous des noms différents (PRM, PRI).
La période du nationalisme
(1934 - 1940)
Face à la dépression, le président Cárdenas
engage une grande réforme agraire, renforce les droits syndicaux et tente
de rendre propriétaire le Mexique les secteurs industriels qui étaient jusqu'alors
aux mains de puissances étrangères. Ainsi, l'industrie pétrolière est nationalisée
en 1938. Cette mesure est bien accueillie par la population qui y voit un pas
important vers l'autonomie économique. D'autre part, Cárdenas
se tourne de plus en plus vers les populations ouvrières et paysannes.
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